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drapeau du sénégal

Sénégal Sine-Saloum

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Le Sénégal est un pays d'Afrique de l' Ouest, au sud du fleuve Sénégal


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youssou n 'dour
avec Compilation







premiers navigateurs portugais Au rythme des marées, eau douce et eau salée se mêlent pour former un immense marécage encombré de bancs de sable, de palétuviers vert-jaune, de centaines d' îles et d' îlots : le delta du Saloum.
senegal, carte du Siné SaloumQuand les premiers navigateurs portugais s'y aventurèrent, ils furent attaqués et massacrés par des archers embarqués à bord de véritables pirogues de guerre, contenant chacune de cinquante à cent hommes.
Leurs descendants : les Niominkas, proches des Sérères, ont définitivement rangé leurs flèches dans leurs carquois.
Aujourd'hui, ils préfèrent offrir du vin de palme aux nouveaux venus, leur vendre des colliers de coquillages et de graines séchées.
Dès Ndangane, premier village sur le delta, ils tiennent leurs pirogues à disposition pour leur faire découvrir le dédale des bras de mer et les mares miroitantes du pays de l'eau : le Sine-Saloum, au nord de la Gambie.

I' Arachide : la course en tête Avec des hauts et des bas, l' arachide, introduite au Sénégal dès le XIX ième siècle, demeure la locomotive de l' agriculture et le premier produit d'exportation du pays.
Originaire d' Amérique centrale, elle s'accommode bien du sol sénégalais, sec et ensoleillé, qui permet d'obtenir des rendements spectaculaires, même avec des techniques archaïques.
Dans les régions les plus humides, riz, canne à sucre et maïs s'ajoutent à l' arachide. Des produits de maraîchage aussi, comme les melons ou les choux.
Quant au coton, il approvisionne une industrie locale active, abandonnant un surplus à l'exportation. Malgré une volonté déclarée de diversification,la création de barrages sur le fleuve Sénégal, l'apparition de coopératives paysannes, l'agriculture sénégalaise ne réussit pas à nourrir toute la population.

Fatick et Kaolack Des deux capitales historiques de la région: Fatick et Kaolack, la seconde mérite qu'on s'y arrête.
Sur la route de Banjul, de la Casamance et du Sénégal oriental.
Capitale de l' arachide, le développement des transports ferroviaire et routier,quelques navires remontent encore le Saloum jusqu'à son port, pourtant implanté à plus de cent kilomètres de l'océan.
senegal, Kaolac séchage arachide
Kaolack possède un des plus grands marchés du pays.Ses galeries à arcades datent de la colonisation. Il propose cotonnades et poissons séchés, pneus rechapés et bijoux, tôles gauchies et sacs en peau de serpent. Il réunit Sérères, Wolofs et Peuls avec plus de 150000 habitants. Kaolack est le siège de la confrérie des Tidjanes, qui regroupe un tiers des musulmans sénégalais.

Sérères, Diolas, Toucouleurs, Sarakolés, Bambaras, dans le Sine-Saloum Les Sérères réfugiés dans le Sine-Saloum, et les Diolas de Casamance.

senegal, récolte de mil au son du tam-tam
le riz avec lequel on fait le délicieux « tiep bou-diene», le riz au poisson.
Les autres populations, agriculteurs toucouleurs de la région du fleuve Sénégal, Sarakolés et Bambaras fixés sur son cours moyen.

Nom d'un menhir ! ♦ Le Sine-Saloum est le pays des mégalithes, ces curieux alignements et cercles de pierres dressées vers le ciel, à l'image des menhirs bretons.
Keur Ali Lobé, Caran, Diam Diam, Kaymor, Diallo Kouma : les sites sont nombreux à réunir chacun plusieurs dizaines de ces mégalithes, au sud-est de Kaolack, dans la région de Nioro-du-Rip. Ils s'étendent sur 250 km jusqu'en Gambie.
♦ Le plus spectaculaire : Sine Ngayène, est d'accès aisé. Au cœur d'une savane sans ombre, il y a là plus d'un millier de pierres hautes de 2 m, levées en cercles concentriques autour des tombeaux supposés d'un roi et d'une reine.
♦ Un certain mystère entoure encore ces lieux;
♦ Quelques historiens y voit l'expression d'un culte du soleil, tel qu'il s'exprime à Carnac. Tous s'accordent pour attribuer ces mégalithes à des civilisations avancées, présentes dans la région à l'aube de notre ère, comme en témoignent les squelettes retrouvés sur place.

Le Sine Saloum Un dédale de bras de mer, de bolons (marais) et de marigots, bordé de palétuviers et parsemé d'une multitude d'îlots, à deux heures de route de Dakar par Kaolack.
La meilleure façon de se promener dans cette région, classée parc national, est d'embarquer, à Foun-diougne, senegal, parc national du Siné Saloumau bout de la piste,sur une pirogue à moteur. Pélicans, marabouts, aigrettes et flamants rosés seront au rendez-vous, même en plein midi.
Le parc national du Saloum
♦ A 80 km à l'ouest de Kaolack, il s'étend de la pointe de Sangomar à la forêt de Fathala et à la frontière gambienne.
♦ Ses 73000 ha font la part belle au milieu marin, avec, au rendez-vous, tous les oiseaux qui emplissent et enchantent le ciel du Sine-Saloum : plus de 200 espèces, qui y nichent en paix. Le parc assure la protection d'une faune naturelle de plus en plus menacée : chacals, chats sauvages d'Afrique, cobes des roseaux, mais aussi loutres, lamantins, tortues. Il protège aussi la mangrove, cette inextricable forêt de palétuviers qui recule devant l'extension des rizières.
La pêche en lagune dans le delta du Saloum, depuis une pirogue sénégalaise est plus classique et moins périlleuse. On la pratique toute l'année, mais la meilleure saison s'étend de décembre à mars. Au programme : thiofs, barracudas et carpes.

Les villages de pécheurs senegal, village de pêcheurs La pointe de Sangomar sépare l'Atlantique du fleuve Saloum.
Avec le village de Djifer, elle constitue une sorte de trait d'union entre terre et mer. On s'y baigne en eau douce et en eau salée.
Et, comme dans toute la région, on y pêche beaucoup de Barracudas, ombrines, tiofs, carpes rouges, tarpons, capitaines se jettent sur les leurres des pêcheurs les plus inexpérimentés, dans l'estuaire comme dans les bolongs. les captures de 5 à 10 kg sont monnaie courante.
Missirah et son petit atelier de fabrication de pirogues.
Toubakouta, réputé pour ses rencontres de lutte sénégalaise. On y trouve un artisanat plus soigné qu'ailleurs, notamment de beaux objets sculptés. deux ethnies y cohabitent: les Sérères ( pêcheurs), et les Mandingues (agriculteurs).
On tire aujourd'hui le francolin et le perdreau, le canard et le lièvre, la pintade et le phacochère, sur les 100000 ha de la zone cynégétique de Toubakouta . Le gibier demeure très abondant.



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